Au bout de quelques semaines de pratique Facebookienne, je n’en sais toujours rien. Mais surtout, personne ne semble vraiment savoir. Les hypothèses sont nombreuses et toutes en mode interrogatif : toquer, baiser, flirter… ?
Hic : cette incertitude est problématique vu les écarts de sens.
Alors au gré de mes humeurs, je poke back ou n’en fais rien, sans m’attarder sur les implications du geste. Un des mystères des mœurs facebookiennes…
J’ai poursuivi ma recherche, avec la volonté de devenir une parfaite facebookienne maîtrisant les rites et conventions de mon nouvel espace social.
Je découvre d’abord que ma confusion est naturelle
La definition officielle a été largement dépassée, débordée par un gonflement sémantique.
Les usages en ont fait un terme polysémique et des plus ambigus. Conséquence : se multiplient les groupes dédiées aux subtilités ontologiques du Poke.
- Facebook Poking Research, qui en fait un objet de recherche social.
- Enough with the Poking, Lets Just Have Sex
- Can someone please tell me what the hell a poke is ?
- If You Poke Me, That Means You Want to Have Sex With Me.
Ce qui ressort de leurs débats :
Y a quand même quelques bases communes dans cette extension du sens du Poke.
Point de vue partagé par l’ensemble de ces groupes : l’invitation est clairement sexuelle.
A partir de là, les poke entre personnes hétéro ne sont pas appropriés (avec une tolérance pour les poke entre filles, ajoute le Facebook Poking Research ; ), idem pour les personnes de la même famille (on parle alors de « web incest »).
Et il faut également éviter de poker ou répondre au poke d’une personne que vous ne trouvez pas attirante, sauf à lui donner de faux espoirs.
Tout cela étant dit je propose la création d’un groupe français dédié au Poke, plus précisément à l’art du french poke
Le poke français se doit en effet d’avoir ses subtilités, ses spécificités.
Définissons ensemble le sublime poke : Après la carte du tendre, la carte du poke.
2 commentaires
C’est simple : c’est faire poke poke sur l’épaule
Vu les divers sens fournis, et leur constante commune, je n’aurais pas ajouté « sur l’épaule » …