le Monde invitait à débattre de la démocratie.fr au Théâtre du Rond Point (1)

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Principaux moments de la soirée :

 Après une ouverture assez « dramatique » par Jean-Michel
Ribes
, nous remerciant d’être venue débattre d’Internet « cette machine à
tout dévorer », dans une reformulation du thème qui pouvait laisser
craindre le pire : « Est-ce qu’on peut tout gérer par .fr ? ».

On sort du fantasme avec la remise en perspective
pédagogique par Brice
Teinturier
, directeur du département Politique
et Opinion de TNS Sofres : les pratiques du Net n’ont rien d’un phénomène sui généris,
exclusives des pratiques existantes. Elles s’inscrivent au contraire dans des tendances de fond de nos sociétés :

- la tendance à l’autonomie
croissante des individus,

- une construction
du savoir de plus en plus horizontale.

Le net ne crée pas ces
phénomènes, mais les amplifie grâce à sa capacité de diffusion extrêmement
forte.Les systèmes d’interaction
sont modifiés : les citoyens sont aussi des émetteurs, porteurs d’information.
Le contrôle du débat par l’homme politique devient difficile dans ce contexte.
En nombre d’électeurs, cela
donnerait selon leur dernière étude entre 1,5 et  2 millions d’électeurs présents sur la
toile et à la recherche d’informations sur les candidats.

 Les médias, entant que
vecteurs traditionnels de la démocratie, voit aussi leur contribution au débat
profondément modifiée, nous apprend Bruno Patino
, directeur du Monde Interactif.

La dernière campagne
présidentielle n’a peut-être que 4 ans, mais elle lui apparaît relever
rétrospectivement de la préhistoire.  Pour
la couverture sur le site lemonde.fr, « on s’est juste posé la question du
langage : comment ajouter du multimédia à l’écrit. On a vécu en 2002 avec
deux illusions encore prégnantes : qu’on déterminait encore l’agenda
politique, en lançant les thèmes du débat , qu’on était un mass-média
classique face à une audience muette ».

La rupture se serait faite
nettement au moment du débat sur le référendum européen. « On a réalisé
alors qu’on était un média massif et non un mass-média. On s’adresse à une
masse d’individu émietté ». Avec pour conséquence, analyse-t-il : la
perte du contrôle des éléments du débat. Les thèmes qu’ils souhaitaient mettre
en avant n’étaient plus  forcément ceux de sob audience, qui n’avait plus rien de captive..

A  suivre…

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2 commentaires

  1. vfsadf
    Le 18 novembre 2007 à 3 h 36 min | Permalien
  2. vfsadf
    Le 18 novembre 2007 à 3 h 36 min | Permalien

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