la CFDT à l’assaut des jeunes générations…pas sur le Net….

Séduire les jeunes générations, est l’une des préoccupations majeures du syndicalisme français à l’heure actuelle.

Une pyramide des âges où la base jeune est plus que branlante :

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Risque d’écroulement imminent.

Source Article de Rémi Barroux dans le Monde :

Le Monde.fr
Déformation personnelle, j’ai pensé qu’il s’était doté d’un dispositif internet. Internet étant aujourd’hui véritablement un espace à privilégier pour aller les rencontrer, les mobiliser, à condition d’en maitriser les codes :
Etude Médiamétrie NETGEN de décembre 2005

Plus de 80% des 13/24 se sont connectés au moins une fois dans le mois, et la moitié d’entre eux se connectent quasi quotidiennement. Une communauté de 7,5 millions d’internautes.


L’habitude de connection se généralise. Les nouveaux réflexes de communication sont marqués par l’interactivité, l’instantanéité, une individualisation ( des relations de pairs à pairs, sur un mode horizontal).

Cet espace et ces potentialités invitent à de nouveaux usages politiques ( « nouveaux outils, nouveaux pouvoirs ») tout aussi valable pour la catégorie des moins de 29 ans.
Direction donc le site de la CFDT. et des ses différentes sections. Niveau 1de l’internet politique : de l’information, des tracts à télécharger, un agenda assez statique et pas au plus près du terrain. On est loin d’une exploitation des potentialités du net.

Ne serait-ce que les procédures d’adhésion, qualifiées à tort d’ en ligne ». Lorsqu’on s’y reporte, on tombe sur la démarche suivante, assez atypique d’une démarche « en ligne » : « Pour adhérer à la CFDT, veuillez remplir le formulaire situé au pied de cette page. Nous vous indiquerons, par mail ou par téléphone, les démarches à suivre dans les plus brefs délais. Merci.
Et pour l’interactivité, le dialogue, sont proposés soit des applications pour vous aider à tester le niveau réel d’heure travaillé ou de stress,

soit un formulaire de contact.

Côté Blog,

Une rapide recherche sur Google et Technorati ne permet d’identifier que 3 blogs CFDT, mis en place par des sections syndicales. Et on regrette que le site CFDT.fr ne signale pas leur existence.
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Sur ce blog, il est intéressant de noter que les commentaires de lecteurs sont principalement anonymes.

Crainte de représailles qui empecheraient de se doter de blogs ? des pratiques qui seraient en contadiction avec l’exigence de transparence du blogging ?

Blog aussi de l’Union syndicale des journalistes. Très peu d’animation, absence de commentaires.

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Pourtant dans la section Actu du site de la CFDT, un papier sur les blogs du 3 mars 2005 signé par Nadège Figarol qui reconnait que le blog « inagure une nouvelle forme d’échange » et même un peu plus loin que celui-ci « renouvelle le débat d’idée ».
Finalement, la CFDT ne semble pas tirer profit des nouvelles technologies pour accroitre l’efficacité de son action, ou même seulement se les approprier par souci de « pertinence culturelle » pour citer Bob Lutz, vice président de General Motors justifiant le lancement de son blog.
Dans cet article en ligne de la revue « études sociales et syndicales » pointé ci-dessus, que je vous recommande fortement, son auteur, Philippe Darantière, y décrit et analyse la plus grande mobilisation des mouvements étudiants pendant la crise Anti-CPE par leur utilisation des nouvelles technologies :



« Du côté étudiant, les facultés, lycées, réseaux d’amis ou d’organisations de jeunes ont tissé une véritable toile anti-CPE sur internet. Nombreux sont ceux qui ont converti, le temps du mouvement, leur blog personnel en tribune anti-précarité. De listes de diffusion en SMS, l’information électronique a été à la fois le moteur de la mobilisation et le nouveau paradigme de la démocratie directe, contribuant à l’affluence et à la rapidité des réactions étudiantes et lycéennes, même lors des vacances scolaires. Des argumentaires, des vidéos et des photos, des analyses, des rendez-vous de mobilisations et des revues de presse s’échangèrent sur d’innombrables sites personnels quotidiennement mis à jour, et sur lesquels – c’est le principe même du blog – chacun pouvait ajouter librement son commentaire. Les supports électroniques (portables, appareils photo numériques) permettaient une réactivité quasi immédiate à l’actualité. « Lorsque le militant de SUD-PTT se retrouve dans le coma après la manifestation parisienne du 18 mars, de nombreux blogs diffusent l’information, photo et enregistrements sonores à l’appui, avant même le communiqué de l’organisation syndicale. » (Pierre Puchot : « La crise du CPE : militantisme en ligne », la Croix, 30 mars 2006). »



Prochain Billet : le basculement Net des Syndicats sorti de notre Hexagone.

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