La BBC débarque, à quand le tour du nytimes ?

Lu dans la newsletter de CB ce matin :

Les programmes de la BBC disponibles sur iTunes Store
BBC Worldwide, a annoncé hier la disponibilité d’une sélection de programmes, pour l’achat et le téléchargement, sur iTunes Store en France. A partir d’aujourd’hui, les internautes peuvent acheter sur iTunes, des épisodes ou des séries complètes de programmes tels que Extras, The Lost World, Torchwood, Pride and Prejudice et The Planets. Certains des programmes proposés sont des nouveautés pour le public français, tandis que d’autres contenus seront disponibles à l’avenir en mode de rattrapage. BBC Worldwide fournira majoritairement des contenus disponibles à la fois en versions française et anglaise.

Le début de la mort légale de la chronologie des médias ? Si la BBC peut distribuer directement ses contenus aux spectateurs français en allant plus vite que l’hypothétique diffusion sur une télévision française, les problèmes sérieux commencent pour les télévisions françaises car, ce que la BBC peut, hulu le peut aussi, un jour.

Ce qui est vrai pour les contenus audiovisuels, l’est aussi à mon avis pour les journaux et les magazines. Le modèle Techcrunch ou ReadWriteWeb, mixant contenus traduits et contenus originaux pourrait très bien s’adapter à la francisation de grands quotidiens internationaux. N’est-il pas facile d’imaginer que le NYTimes réalise à court terme une édition française exclusivement web, composée de contenus traduits et de contenus produits par les journalistes de l’International Herald Tribune installés à Paris ? Et après le NYTimes, le FT ou Die Welt pourraient aussi. La concurrence des marques media serait alors mondiale et totalement Internet.

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3 commentaires

  1. Le 5 novembre 2008 à 13 h 23 min | Permalien

    La presse étrangère traduite sur une version internet du journal, ça serait effectivement pas mal. Un moyen de sortir de notre vision franco-française du monde ;)
    Risque à terme d’une uniformisation de l’information non ?

  2. Le 5 novembre 2008 à 15 h 05 min | Permalien

    ctoileblog – En effet, un mouvement de concentration médiatique risque de se produire à moyen terme (pour ne pas prendre de risques sur l’échéance). Cette concentration sera, à mon sens, compensée par les informations disponibles sur Internet à côté des médias.

  3. Verthuit
    Le 1 janvier 2009 à 11 h 43 min | Permalien

    Publié sur le blog « Décryptage » le lendemain de la victoire du président.
     » Voilà. C’est fait. Tous ceux qui nous assurent depuis des mois que les Français haïssent Sarkozy ont eu tort. Bien entendu, ils ne le reconnaitront pas. Ils se réfugieront derrière leur discours de suspicion et de complot. Ils diront (ils disent déjà) que les médias et les instituts de sondage ont fait l’élection, que les français ont été dupés. Ils poursuivront dans leur rhétorique du danger et de la peur. Ils brandiront les menaces pour la démocratie, les risques liés à la concentration des pouvoirs, le culte du chef. Ils resteront enfermés dans leur logique dangereuse qui faisait dire à celui qui se cache derrière François Mitterrand sur son blog : « le 6 mai, les Français auront le choix de rompre ou non avec l’héritage de 1789. » Rien de moins. Ils continueront de voir en Nicolas Sarkozy, non pas le nouveau Président démocratiquement élu d’un pays qui s’est mobilisé, qui a renoué avec la politique mais seulement « sa police à la Fouché, (…) sa presse à la Bonaparte et (…) son christianisme à la Pie XII. »
    Ils n’ont rien compris. Aveuglés par leur pensée unique et par les éditoriaux de Jean-Marie Colombani, ils n’ont pas vu venir ce rejet de l’inconsistance, du flou, du raccommodage à la va-vite entre des socio-démocrates européistes et des nonistes de la gauche extrême. Ils n’ont pas compris que les français ont besoin d’un cap, d’une cohérence, d’une volonté, d’un programme, d’une équipe, d’un leader. Et que Ségolène Royal et le PS n’offraient absolument rien de tout cela. Ils n’ont pas compris que les français en ont assez des propos bien-pensants de la gauche caviar parisienne et que ses grands discours sur les catastrophes qui les attendent s’ils votent non à la Constitution européenne, ou s’ils votent oui à Sarkozy, ne leur font plus peur. Ils n’ont pas compris que les français veulent comprendre ce qui les attend, qu’ils rejettent les discours convenus, les beaux sentiments, les envolées lyriques. Ils veulent du concret. Ils veulent croire que des solutions pratiques existent.
    Sarkozy leur a offert cet espoir et cette cohérence. Le TSS n’a pas fonctionné et c’est tant mieux. C’était un discours indigne d’un parti démocratique et d’une candidate qui se prévalait d’une certaine morale en politique. Il n’y a pas eu d’émeutes à grande échelle hier soir. Sauf peut-être dans l’enceinte de la rue de Solférino …
    Je n’ai pas voté hier. Parce que je ne croyais pas que l’enjeu de ce vote était la démocratie elle-même. Parce que je ne pensais pas que la modification de nos institutions (fut-elle nécessaire) était une convergence suffisante pour faire gouverner ensemble Bayrou et Royal. Parce que, en homme de gauche, j’avais honte de ces appels à l’insurrection lancés par la candidate du PS. Parce que l’enjeu de la modernisation de la France me parait majeur et que les socialistes n’en ont toujours pas compris le début du commencement. Mais aussi parce que je ne pouvais pas non plus me résoudre à déposer dans l’urne le bulletin d’un candidat dont la vision de la société est si différente de la mienne. Parce que je n’étais pas en phase avec ce recours systématique à l’autorité comme une pierre angulaire. Parce que je crois que l’identité nationale peut s’exprimer avec plus de calme.
    Je pense enfin que, même s’il n’a pas exprimé de consigne de vote, François Bayrou est allé trop loin dans le camp des anti-sarkozystes, qu’il est allé trop loin dans ses critiques sur le verrouillage du monde des médias, qu’il est allé trop loin dans ce qui peut déjà apparaître comme les petits arrangements politiciens des législatives à venir. Il peut jouer un rôle important dans la refondation de la gauche sociale-démocrate à condition de créer une véritable alternative, pas en acceptant d’emblée un compromis avec un PS qui n’a pas fait le moindre mouvement de rénovation, si ce n’est dans les vagues discours opportunistes d’ente deux tours d’une candidate qui ne représente pas grand chose de plus qu’elle même et quelques proches.
    La droite française n’est plus « la plus bête du monde ». Elle exprime ses idées sans complexe. Malgré la bataille des chefs, elle s’est réunie. Elle n’a pas peur du pouvoir. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la gauche. » Fin de citation.
    Et Le Timbré ajoute que 18 mois plus tard, on peut encore moins que jamais en dire autant du PS

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