Avatar politique. Les candidats habitent le net

Image 2-4

Bel avatar pour le gouverneur Mark Warner. Aucun terrain à négliger pour l’outsider de la campagne démocrate aux Primaires.

Le gouverneur de Virginie, dont la candidature à la candidature, ne fait pas un pli, se dédouble pour négliger aucun territoire, même les plus virtuels.

Jeudi 31 août, maniant son avatar fraichement crée, il a donné sa première interview sur Second Life au journaliste Wagner James Au, correspondant permanent. Le contenu est retranscrit ici.

Second Life, rapidement c’est quoi ? c’est un monde virtuel permanent, développés par ses joueurs, appelés résidents. On peut déjà y faire son shopping chez American Apparel, y assister à des concerts dans les studios de la BBC. Un monde qui s’étoffe de jour en jour.

La rencontre s’est déroulé dans Le Théâtre du Globe, tout nouvel équipement collectif de ce territoire qui connait un fort taux d’immigration (Politique d’accueil sans restriction. Entrée libre. C’est pas tout les jours ça!).

Ils furent 50 sur les 589 000 résidents à se déplacer pour l’écouter. Pas mal depuis son bureau de pouvoir partir à la rencontre instantanée de 50 électeurs !

Le responsable internet de sa campagne n’est autre que James Amstrong, créateur en 2001 du blog politique clairement démocrate MyDD, qui fait de lui le blogfather, comme il est souvent appelé par la presse US. Il a également la paternité du concept plus que fécond de Netroots.

Le blog DailyKos, distribuant ses bons points, y applaudit l’intelligence d’investir ce nouveau type de forum, pour ne négliger aucun segment de l’électorat, en l’occurence le « geek voter ».

Dans le communiqué de presse de l’opération, James Amstrong explique qu’il s’agit d’expérimenter le potentiel politique de ce jeu :

 » Nous voulons voir ce que les gens vont en faire. Comment vont-ils s’y organiser ? Comment vont-ils interagir les uns avec les autres ? avec le gouverneur Warner? Nous sommes tous en train d’imaginer de nouveaux moyens de faire les choses en ligne, de travailler, de jouer, d’échanger des idées. Nous ne savons pas encore comment les gens utiliserons Second Life pour s’investir en politique. Mais nous voulons le découvrir. »

Il s’agissait là d’une rencontre inaugurale pour lancer la création d’une section Second Life de son comité politique d’action « Forward Together » ( groupe de soutien à sa candidature destiné à lever les fonds nécessaires).

D’autres réunions sont prévues en présence de Mark Warner, qui se soumettra aux questions des résidents.

Image 1-3

Mark Warner, quoi qu’il arrive, possède d’ores et déjà un titre historique à son actif : le premier homme politique à marcher sur Second Life.

De quoi concurrencer Amstrong ( l’alluniste) en attendant Kennedy !

Actualisation (23/10/06) : Mark Warner renonce à être candidat parce qu’il veut profiter des siens. N’aime plus les réunions virtuelles ?

Technorati Tags: ,

Cet article a été publié dans campagne(s) 2006, mobilisation, politique. Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

4 commentaires

  1. Le 6 septembre 2006 à 13 h 44 min | Permalien

    Les boîtes y vont, poussées par leur département marketing (bonne synthèse de Libé ici), alors pourquoi pas les politiques? ça paraît tellement naturel… Néanmoins, ces boîtes cherchent sur SL soit un marché direct pour des produits et services développés spécifiquement pour SL, soit un espace de test pour leurs produits avant lancement offline. Quel réel point de contact entre SL et les Etats-Unis? Les problèmes n’y sont pas les mêmes, et on peut se demander si la démarche est compatible avec l’effet de réalité propre à cet univers? Si Amstrong faisait campagne pour devenir président de SL, ce serait différent, mais là… Bref, un joli coup médiatique mais un fort risque de rejet ou d’indifférence, me semble-t-il, et un ROI nul.

    A propos de marketing politique, j’en profite pour signaler que Place de la Démocratie est cité dans notre dossier « Politique(s) sur les blogs » (L’Aquitaine Numérique, sept. 06):
    http://www.aecom.org/lan/politique.htm

  2. Le 14 septembre 2006 à 14 h 30 min | Permalien

    Sans compter les retombées médiatiques et la « pertinence culturelle » générées par cette initiative, voici quelques résultats qui peuvent selon nous être obtenus :
    - tester des thématiques technos sur un public sensibilisé
    - aller à la rencontre des électeurs, devoir du politique.

    Et justement ne peut-on pas dire que l’effet de réalité de cet univers rend encore plus effective la rencontre et l’échange ?

    Je pense qu’il nous faut attendre les premiers meetings, avec questions ouvertes aux résidents, pour évaluer la qualité de la relation.

    Le pb pour une adoption de SL par les politiques pourrrait olus résider dans le fait que le résident lambda ne peut pas choisir son nom de famille. Il est à choisir dans une liste.
    Sauf pour certains guests.

  3. dfa
    Le 18 novembre 2007 à 3 h 03 min | Permalien
  4. vfsadf
    Le 18 novembre 2007 à 3 h 04 min | Permalien

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié ni communiqué. Les champs obligatoires sont indiqués par *

*
*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>